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Des entreprises génèrent leur propre crise sur les médias sociaux

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Le journaliste Thoma Daneau d’Infopresse traite de la façon dont beaucoup d’entreprises créent délibérément des crises sur le web afin d’augmenter leur notoriété. zara nazy shirtUn article publié dans le magazine en ligne Infopresse en septembre 2014 traite des entreprises qui agissent en trou du c** et bénéficie d’une crise médias sociaux.

Une lucrative crise sur les médias sociaux?

Le journaliste se pose la question si un chandail vendu par Urban Outfitters couvert de liquide rouge faisant allusion à une tuerie dans une université américaine ou encore une pièce de vêtement offert par Zara ressemblant étrangement à l’uniforme des prisonniers juifs dans les camps de la mort n’est pas fait simplement pour foutre la pagaille. Même si la plupart des propos reliés à ces produits sont négatifs, Google ne fait pas de différence et indexera d’autant plus en hausse la marque parce qu’elle a augmenté sa visibilité sur les réseaux sociaux. Triste constat.

La marque championne de la polémique : American Apparel

La grande majorité des publicités d’American Apparel est faite pour choquer. Souvent très explicite et à la limite du bon (ou du mauvais) goût. Cette marque suscite elle-même la controverse pour faire parler d’elle. Rappelez-vous du fameux Vagina t-shirt ou encore du sac à main avec le signe nazi swastika, qui ont tant fait parlé. Et ça semble assez bien fonctionner.

La marque pionnière de la provocation : Benetton

benetton-obama-chavezQui ne se rappelle pas des campagnes provocantes de Benetton, entre autres les publicités UN-HATE (non-haine) où l’on voyait le président Obama embrasser sur la bouche Hugo Chavez ou le baiser passionné de Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahu. Et la campagne Kissing Nun où un prêtre embrasse une religieuse. Et la campagne dénonçant la mafia, avec les cadavres dégoulinants devant les mères éplorées ou celle contre la pollution avec des canards couverts de pétrole. Benetton obtenait beaucoup de publicité gratuite à chacune de ses campagnes, mais l’entreprise s’est assagie depuis quelques années, suite à plusieurs scandales internes dans son entreprise.

Avoir les reins solidesbenetton-mafia

Thoma Daneau en conclusion recommande aux entreprises de ne pas délibérément créer des crises sur les médias sociaux si la provocation n’est pas dans votre ADN. Il y a peu d’entreprises qui peuvent se permettre ce type d’offensive et s’en sortir indemnes.

Il devient dès lors très difficile d’effacer dans l’esprit du consommateur la polémique attachée à une marque de commerce, même si vous changez de stratégie.

Le controversé Chinquinho Scarpa

Comme exemple, il cite l’aventure du multi-milionnaire Count Chiquinho Scarpa et de sa campagne où il annonce qu’il va enterrer dans sa cour arrière sa rutilante Bentley valant 500 000 $. Après des semaines de polémiques alimentées par la vidéo du millionnaire creusant un immense trou avec sa pelle mécanique, il recule à la dernière minute invitant les journalistes à le suivre dans son château. Il annonce alors que plutôt que d’enterrer leur plus grand trésor, cette campagne vise à encourager la population à léguer leurs organes à leur mort plutôt que de les enterrer. En quelques minutes, le millionnaire a tourné une campagne négative en un triomphe médiatique.

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